viernes, 5 de septiembre de 2014

Péguy - Les Cinq Prières dans la cathédrale de Chartres
IV. Prière de report (1913)


Les Cinq Prières dans la cathédrale de Chartres (1913)

IV. Prière de report

Nous avons gouverné de si vastes royaumes,
Ô régente des rois et des gouvernements,
Nous avons tant couché dans la paille et les chaumes,
Régente des grands gueux et des soulèvements.

Nous n’avons plus de goût pour les grands majordomes,
Régente du pouvoir et des renversements,
Nous n’avons plus de goût pour les chambardements,
Régente des frontons, des palais et des dômes.

Nous avons combattu de si ferventes guerres
Par-devant le Seigneur et le Dieu des armées,
Nous avons parcouru de si mouvantes terres,
Nous nous sommes acquis si hautes renommées.

Nous n’avons plus de goût pour le métier des armes,
Reine des grandes paix et des désarmements,
Nous n’avons plus de goût pour le métier des larmes,
Reine des sept douleurs et des sept sacrements.

Nous avons gouverné de si vastes provinces,
Régente des préfets et des procurateurs,
Nous avons lanterné sous tant d’augustes princes,
Reine des tableaux peints et des deux donateurs.

Nous n’avons plus de goût pour les départements,
Ni pour la préfecture et pour la capitale,
Nous n’avons plus de goût pour les embarquements,
Nous ne respirons plus vers la terre natale,

Nous avons encouru de si hautes fortunes,
Ô clef du seul honneur qui ne périra point,
Nous avons dépouillé de si basses rancunes,
Reine du témoignage et du double témoin.

Nous n’avons plus de goût pour les forfanteries,
Maîtresse de sagesse et de silence et d’ombre,
Nous n’avons plus de goût pour les argenteries,
Ô clef du seul trésor et d’un bonheur sans nombre.

Nous en avons tant vu, dame de pauvreté,
Nous n’avons plus de goût pour de nouveaux regards,
Nous en avons tant fait, temple de pureté,
Nous n’avons plus de goût pour de nouveaux hasards.

Nous avons tant péché, refuge du pécheur,
Nous n’avons plus de goût pour les atermoiements,
Nous avons tant cherché, miracle de candeur,
Nous n’avons plus de goût pour les enseignements.

Nous avons tant appris dans les maisons d’école,
Nous ne savons plus rien que vos commandements.
Nous avons tant failli par l’acte et la parole,
Nous ne savons plus rien que nos amendements.

Nous sommes ces soldats qui grognaient par le monde,
Mais qui marchaient toujours et n’ont jamais plié,
Nous sommes cette Église et ce faisceau lié,
Nous sommes cette race internelle et profonde.

Nous ne demandons plus de ces biens périssables,
Nous ne demandons plus vos grâces de bonheur,
Nous ne demandons plus que vos grâces d’honneur,
Nous ne bâtirons plus nos maisons sur ces sables.

Nous ne savons plus rien de ce qu’on nous a lu,
Nous ne savons plus rien de ce qu’on nous a dit.
Nous ne connaissons plus qu’un éternel édit,
Nous ne savons plus rien que votre ordre absolu.

Nous en avons trop pris, nous sommes résolus.
Nous ne voulons plus rien que par obéissance,
Et rester sous les coups d’une auguste puissance,
Miroir des temps futurs et des temps révolus.

S’il est permis pourtant que celui qui n’a rien
Puisse un jour disposer, et léguer quelque chose,
S’il n’est pas défendu, mystérieuse rose,
Que celui qui n’a pas reporte un jour son bien ;

S’il est permis au gueux de faire un testament,
Et de léguer l’asile et la paille et le chaume,
S’il est permis au roi de léguer le royaume,
Et si le grand dauphin prête un nouveau serment ;

S’il est admis pourtant que celui qui doit tout
Se fasse ouvrir un compte et porter un crédit,
Si le virement tourne et n’est pas interdit,
Nous ne demandons rien, nous irons jusqu’au bout.

Si donc il est admis qu’un humble débiteur
Puisse élever la voix pour ce qui n’est pas dû,
S’il peut toucher un prix quand il n’a pas vendu,
Et faire balancer par solde créditeur ;

Nous qui n’avons connu que vos grâces de guerre
Et vos grâces de deuil et vos grâces de peine,
(Et vos grâces de joie, et cette lourde plaine),
Et le cheminement des grâces de misère ;

Et la procession des grâces de détresse,
Et les champs labourés et les sentiers battus,
Et les cœurs lacérés et les reins courbatus,
Nous ne demandons rien, vigilante maîtresse.

Nous qui n’avons connu que votre adversité,
(Mais qu’elle soit bénie, ô temple de sagesse),
Ô veuillez reporter, merveille de largesse,
Vos grâces de bonheur et de prospérité.

Veuillez les reposer sur quatre jeunes têtes,
Vos grâces de douceur et de consentement,
Et tresser pour ces fronts, reine du pur froment,
Quelques épis cueillis dans la moisson des fêtes.


Charles Péguy, Les Cinq Prières dans la cathédrale de Chartres (1931):
I. Prière de résidence
II. Prière de demande
III. Prière de confidence
IV. Prière de report
V. Prière de déférence


Péguy - Les Cinq Prières dans la cathédrale de Chartres
V. Prière de déférence (1913)


Les Cinq Prières dans la cathédrale de Chartres (1913)

V. Prière de déférence

Tant d’amis détournés de ce cœur solitaire
N’ont point lassé l’amour ni la fidélité ;
Tant de dérobement et de mobilité
N’ont point découragé ce cœur involontaire.

Tant de coups de fortune et de coups de misère
N’ont point sonné le jour de la fragilité ;
Tant de malendurance et de brutalité
N’ont point laïcisé ce cœur sacramentaire.

Tant de fausse créance et tant de faux mystère
N’ont point lassé la foi ni la docilité ;
Tant de renoncements n’ont point débilité
Le sang du rouge cœur et le sang de l’artère.

Pourtant s’il faut ce jour dresser un inventaire
Que la mort devait seule et conclure et sceller ;
S’il faut redécouvrir ce qu’il fallait celer ;
Et s’il faut devenir son propre secrétaire ;

S’il faut s’instituer et son propre notaire
Et son propre greffier et son double témoin,
Et mettre le paraphe après le dernier point,
Et frapper sur le sceau le chiffre signataire ;

S’il faut fermer la clause et lier le contrat,
Et découper l’article avec le paragraphe,
Et creuser dans la pierre et graver l’épigraphe,
S’il faut s’instituer recteur et magistrat ;

S’il faut articuler ce nouveau répertoire
Sans nulle exception et sans atermoiement,
Et sans transcription et sans transbordement,
Et sans transgression et sans échappatoire ;

S’il faut sur ces débris dresser un nouveau code,
Et sur ces châtiments dresser un nouveau roi,
Et planter l’appareil d’une dernière loi,
Sans nul événement et sans nul épisode :

Nul ne passera plus le seuil de ce désert
Qui ne vous soit féal et ne vous soit fidèle,
Et nul ne passera dans cette citadelle
Qui n’ait donné le mot qu’on donne à mot couvert.

Nul ne visitera ce temple de mémoire,
Ce temple de mémoire et ce temple d’oubli,
Et cette gratitude et ce destin rempli,
Et ces regrets pliés aux rayons de l’armoire.

Nul ne visitera ce cœur enseveli
Qui ne se soit rangé dessous votre conduite
Et ne se soit perdu dans votre auguste suite
Comme une voix se perd dans un chœur accompli.

Et nulle n’entrera dans cette solitude
Qui ne vous soit sujette et ne vous soit servante
Et ne vous soit seconde et ne vous soit suivante,
Et nulle n’entrera dans cette servitude,

Et nul ne franchira le seuil de ce palais,
Et la porte centrale et le parvis de marbre,
Et la vasque et la source et le pourpris et l’arbre,
Qui ne soit votre esclave et l’un de vos valets.

Et nul ne passera dans cette plénitude
Qui ne soit votre fils et votre serviteur,
Comme il est votre serf et votre débiteur,
Et nul ne passera dans cette quiétude,

Pour l’amour le plus pur et le plus salutaire
Et le retranchement et le même regret,
Et nul ne passera le seuil de ce secret
Pour l’amour le plus dur et le plus statutaire,

Et l’amour le plus mûr et le plus plein de peine,
Et le plus plein de deuil et le plus plein de larmes,
Et le plus plein de guerre et le plus plein d’alarmes,
Et le plus plein de mort au seuil de cette plaine.

Et pour le plus gonflé du plus ancien sanglot,
Et pour le plus vidé de la vieille amertume,
Et pour le plus lavé de la plus basse écume,
Et pour le plus gorgé du plus antique flot.

Et pour le plus pareil à cette lourde grappe,
Et pour le plus astreint aux treilles de ce mur,
Et pour le plus contraint comme pour le plus sûr,
Et pour le plus pareil à ce pli de la nappe.

Et nul ne passera dans cette certitude,
Pour l’amer souvenir et le regret plus doux,
Et le morne avenir et l’éternel remous
Des vagues de silence et de sollicitude.

Et nul ne franchira le seuil de cette tombe,
Pour un culte éternel encor que périssable,
Et le profond remous de ces vagues de sable
Où le pied du silence à chaque pas retombe,

Qui ne soit incliné vers vos sacrés genoux
Et ne soit sous vos pieds comme un chemin de feuille,
Et ne consente et laisse et ne prétende et veuille,
De l’épaisseur d’un monde être aimé moins que vous.


Charles Péguy, Les Cinq Prières dans la cathédrale de Chartres (1931):
I. Prière de résidence
II. Prière de demande
III. Prière de confidence
IV. Prière de report
V. Prière de déférence


martes, 4 de febrero de 2014

Maximilian Schell: In memoriam (1930-2014)


In memoriam († 01/02/2014)    


"To be logical is not to be right"

Hans Rolfe: I'll make you a wager...
Judge Dan Haywood: I don't make wagers.
Hans Rolfe: [chuckles] A gentleman's wager... in five years, the men you sentenced to life imprisonment will be free.
Judge Dan Haywood: Herr Rolfe, I have admired your work in the court for many months. You are particularly brilliant in your use of logic...
[Rolfe nods with an appreciative smile]
Judge Dan Haywood: ...so, what you suggest may very well happen. It is logical, in view of the times in which we live. But to be logical is not to be right, and nothing on God's earth could ever make it right!
[Rolfe wipes the smile from his face]

Judgement at Nuremberg (Stanley Kramer 1961)



Philip Seymour Hoffman: In memoriam (1967-2014)


In memoriam († 02/02/2014)    


T.S. Eliot: Perch'Io non Spero (1928)

Because I do not hope to turn again
Because I do not hope
Because I do not hope to turn
Desiring this man's gift and that man's scope
I no longer strive to strive
/ towards such things
(Why should the aged eagle stretch its wings?)
Why should I mourn
The vanished power of the usual reign?

Because I do not hope to know again
The infirm glory of the positive hour
Because I do not think
Because I know I shall not know
The one veritable transitory power
Because I cannot drink
There, where trees flower,
/ and springs flow, for there is nothing again

Because I know that time is always time
And place is always and only place
And what is actual is actual only for one time
And only for one place
I rejoice that things are as they are and
I renounce the blessed face
And renounce the voice
Because I cannot hope to turn again
Consequently I rejoice,
/ having to construct something
Upon which to rejoice

And pray to God to have mercy upon us
And pray that I may forget
These matters
/ that with myself I too much discuss
Too much explain
Because I do not hope to turn again
Let these words answer
For what is done, not to be done again
May the judgement not be too heavy upon us

Because these wings are no longer wings to fly
But merely vans to beat the air
The air which is now thoroughly small and dry
Smaller and dryer than the will
Teach us to care and not to care
Teach us to sit still.

Pray for us sinners
/ now and at the hour of our death        
Pray for us
/ now and at the hour of our death.        

Porque no espero volver jamás
Porque no espero
Porque no espero volver
Deseoso del don de éste y de la visión de aquél
Ya no me esfuerzo más en el esfuerzo por tales cosas
(¿Por qué debiera desplegar las alas
/ el águila envejecida?)
¿Por qué debiera lamentar
El desvanecido poder del reino habitual?

Porque no espero conocer jamás
La endeble gloria de la hora positiva
Porque pienso, no
Porque sé que no he de conocer
El único verdadero poder transitorio
Porque no he de beber
Allí, donde los árboles florecen, y los manantiales
/ fluyen, pues –de nuevo– no hay nada

Porque sé que el tiempo es siempre tiempo
Y que el espacio es siempre y sólo espacio
Y que lo actual es actual sólo por una vez
Y sólo en un espacio
Me alegra que las cosas sean como son y
Renuncio al rostro bienaventurado
Y renuncio a la voz
Porque no he de esperar ya retornar jamás
Me alegro en consecuencia,
/ al tener que construir algo    
De qué alegrarme

Y ruego a Dios que se apiade de nosotros
Y le ruego que pueda olvidar
esos asuntos
/ que discuto demasiado conmigo mismo        
Explico demasiado
Porque no espero retornar jamás
Deja que estas palabras respondan
Por lo que se ha hecho, para que no vuelva a hacerse
Que el juicio no nos sea demasiado gravoso

Porque estas alas ya no son alas para volar
Sino sólo abanicos que baten en el aire
El aire que ahora es terriblemente tenue y seco
Más tenue y más seco que la voluntad
Enséñanos a preocuparnos y no preocuparnos
Enséñanos a estar sentados tranquilos.

Ruega por nosotros pecadores
/ ahora y en la hora de nuestra muerte
Ruega por nosotros
/ ahora y en la hora de nuestra muerte.

T.S. Eliot (1888-1965)
Perch'Io non Spero (1928)



miércoles, 25 de diciembre de 2013

Navidad (25 de diciembre):
"Sic nos amantem quis non redamaret?"

Adeste fideles


Adeste fideles [estrofas 1-6-3] (intérprete desconocido)

Adeste fideles læti triumphantes
Venite, venite in Bethlehem
Natum videte, Regem angelorum
Venite adoremus, venite adoremus
Venite adoremus Dominum.

Cantet nunc io Chorus angelorum,
Cantet nunc aula cælestium
Gloria, gloria in excelsis Deo
Venite adoremus, venite adoremus
Venite adoremus Dominum.

Æterni Parentis splendorem æternum,
Velatum sub carne videbimus:
Deum Infantem, pannis involutum
Venite adoremus, venite adoremus
Venite adoremus Dominum.

Ergo qui natus die hodierna
Jesu, tibi sit gloria
Patris æterni Verbum caro factum
Venite adoremus, venite adoremus
Venite adoremus Dominum.

Deum de Deo, Lumen de Lumine,
Gestant puellæ viscera,
Deum verum, Genitum non factum.
Venite adoremus, venite adoremus
Venite adoremus Dominum.

En grege relicto, humiles ad cunas,
Vocati pastores adproperant:
Et nos ovanti gradu festinemus.
Venite adoremus, venite adoremus
Venite adoremus Dominum.

Stella duce magi, Christum adorantes,
Aurum, tus, et myrrham dant munera.
Iesu infanti Corda præbeamus;
Venite adoremus, venite adoremus
Venite adoremus Dominum.

Pro nobis egenum, et fœno cubantem,
Piis foveamus amplexibus:
Sic nos amantem quis non redamaret?
Venite adoremus, venite adoremus
Venite adoremus Dominum.

Acudid fieles alegres, triunfantes,
venid, venid a Belén,
Ved al nacido, Rey de los ángeles.
Venid, adoremos, venid, adoremos
Venid, adoremos al Señor.

Cante ahora el Coro de los ángeles,
cante ahora la corte celestial,
Gloria, gloria en las alturas a Dios,
Venid, adoremos, venid, adoremos
Venid, adoremos al Señor.

Al esplendor eterno del Eterno Padre,
Velado bajo la carne veremos:
al Dios infante, de pañales envuelto
Venid, adoremos, venid, adoremos
Venid, adoremos al Señor.

Helo aquí nacido, en este día
Jesús, a ti sea la gloria
Del Padre Eterno, Verbo hecho carne
Venid, adoremos, venid, adoremos
Venid, adoremos al Señor.

Dios de Dios, luz de luz
Le gestan entrañas de niña,
Dios verdadero, engendrado, no creado.
venid,adoremos, venid, adoremos,
venid, adoremos al Señor.

Dejando el rebaño, humildes hasta la cuna,
Los pastores llamados vienen presurosos
Y nosotros marchamos con paso alegre.
venid,adoremos, venid, adoremos,
venid, adoremos al Señor.

La estrella conduce a los magos, adoran a Cristo
Oro, incienso y mirra, regalos que le dan.
Al niño Jesús el corazón le muestran
venid,adoremos, venid, adoremos,
venid, adoremos al Señor.

Por nosotros pobre y acostado en la paja
Démosle calor con píos abrazos
A quien así nos ama ¿quién no le amará?
Venid, adoremos, venid, adoremos
Venid, adoremos al Señor.



martes, 24 de diciembre de 2013

Himno de Laudes del 24 de diciembre:
"¡Cielos, lloved vuestra justicia!"



¡Cielos, lloved vuestra justicia!
¡Ábrete, tierra!
¡Haz germinar al Salvador!


Oh Señor, Pastor de la casa de Israel,
que conduces a tu pueblo,
ven a rescatarnos por el poder de tu brazo.
Ven pronto, Señor. ¡Ven, Salvador!

Oh Sabiduría, salida de la boca del Padre,
anunciada por profetas,
ven a enseñarnos el camino de la salvación.
Ven pronto, Señor. ¡Ven, Salvador!

Hijo de David, estandarte de los pueblos y los reyes,
a quien clama el mundo entero,
ven a libertarnos, Señor, no tardes ya.
Ven pronto, Señor. ¡Ven, Salvador!

Llave de David y Cetro de la casa de Israel,
tú que reinas sobre el mundo,
ven a libertar a los que en tinieblas te esperan.
Ven pronto, Señor. ¡Ven, Salvador!

Oh Sol naciente,
esplendor de la luz eterna y sol de justicia,
ven a iluminar a los que yacen de sombras de muerte.
Ven pronto, Señor. ¡Ven, Salvador!

Rey de las naciones y Piedra angular de la Iglesia,
tú que unes a los pueblos,
ven a libertar a los hombres que has creado.
Ven pronto, Señor. ¡Ven, Salvador!

Oh Emmanuel, nuestro rey,
salvador de las naciones, esperanza de los pueblos,
ven a libertarnos, Señor, no tardes ya.
Ven pronto, Señor. ¡Ven, Salvador!


  • Rosace nord (s. XIII) de la Cathédrale Notre-Dame de Chartres.
  • "La rosace dépeint la Glorification de la Vierge, entourée des anges, de douze rois de Juda (David, Salomon, Abijam (Abia), Josaphat (Iosapht), Azarias (Ozias), Achaz (Acaz), Manassé (Mahases), Ézéchias, Joachim (Ioatam), Joram (Ioram), Asa et Roboam) et des douze petits prophètes (Osée (Oseas), Amos, Jonas, Nahum (Naum), Sophonie (Sephonias), Zacharie, Malachie (Malacias), Aggée (Ageus), Habacuc (Abbacuc), Michée (Micheas), Abdias et Joël (Iohel)). En-dessous, les armes de France et de Castille (la rosace a été offerte par Blanche de Castille). Les cinq lancettes représentent Sainte Anne, mère de la Vierge, entourée des rois Melchisedech, David, Salomon et d'Aaron, foulant les rois pécheurs et idolâtres : Nabuchodonosor, Saül, Jéroboam et Pharaon" (Wikimedia).
  • This photo was taken by Eusebius (Guillaume Piolle).

lunes, 23 de diciembre de 2013

Antífonas mayores de Adviento:
"O Emmanuel" (23 de diciembre)



O Emmanuel, Rex et legifer noster,
exspectatio gentium, et Salvator earum:
veni ad salvandum nos, Domine, Deus noster.

Canto gregoriano (North American College Choir)




Oh Emmanuel,
rey y legislador nuestro,
esperanza de las naciones
y salvador de los pueblos:
ven a salvarnos, Señor Dios nuestro.





Arvo Pärt (*1935)

Sieben Magnificat-Antiphonen (1988-1991): 7

O Immanuel, unser König und Lehrer,
du Hoffnung und Heiland der Völker,
o komm, eile und schaffe uns Hilfe,
du unser Herr und unser Gott.
Arvo Pärt - Sieben Magnificat-Antiphonen, für gemischten Chor a cappella (1988-1991): 7. O Immanuel


Magnificat (1989)

Arvo Pärt - Magnificat, für gemischten Chor a cappella (1989)





domingo, 22 de diciembre de 2013

Antífonas mayores de Adviento:
"O Rex gentium" (22 de diciembre)



O Rex Gentium, et desideratus earum,
lapisque angularis, qui facis utraque unum:
veni, et salva hominem,
quem de limo formasti.

Canto gregoriano (North American College Choir)




Oh Rey de las naciones y Deseado de los pueblos,
Piedra angular de la Iglesia,
que haces de dos pueblos uno solo:
ven y salva al hombre,
que formaste del barro de la tierra.





Arvo Pärt (*1935)

Sieben Magnificat-Antiphonen (1988-1991): 6

O König aller Völker,
ihre Erwartung und Sehnsucht,
Schlußstein,
der den Bau zusammenhält:
o komm und errette den Menschen,
den du aus Erde gebildet!
Arvo Pärt - Sieben Magnificat-Antiphonen, für gemischten Chor a cappella (1988-1991): 6. O König


Magnificat (1989)

Arvo Pärt - Magnificat, für gemischten Chor a cappella (1989)





sábado, 21 de diciembre de 2013

Antífonas mayores de Adviento:
"O Oriens" (21 de diciembre)



O Oriens, splendor lucis aeternae,
et sol justitiae:
veni, et illumina sedentes in tenebris,
et umbra mortis.

Canto gregoriano (North American College Choir)




Oh Sol que naces de lo alto,
Resplandor de la luz eterna,
Sol de justicia: ven ahora a iluminar
a los que viven en tinieblas
y en sombra de muerte.





Arvo Pärt (*1935)

Sieben Magnificat-Antiphonen (1988-1991): 5

O Morgenstern,
Glanz des unversehrten Lichtes,
der Gerechtigkeit strahlende Sonne:
o komm und erleuchte,
die da sitzen in Finsternis
und im Schatten des Todes.
O Morgenstern.
Arvo Pärt - Sieben Magnificat-Antiphonen, für gemischten Chor a cappella (1988-1991): 5. O Morgenstern


Magnificat (1989)

Arvo Pärt - Magnificat, für gemischten Chor a cappella (1989)